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2) – LES VENDEURS EN ANIMALERIES

Lettre à ceux qui n’hésitent pas à mettre au pilori la globalité des vendeurs des animaleries.

 

S’il est indéniable qu’il y a des éléments incompétents, il ne faut pas jeter la pierre à la corporation dont la plupart des membres a besoin de travailler pour vivre. J’ai moi-même souvent hurlé contre certains d’entre eux mais ils servaient de bouc émissaires car j’en avais plus contre le système commercial de la grande distribution (qui est antinomique avec le commerce animalier) que contre les vendeurs.

Combien de ceux qui conspuent ce métier seraient assez idéalistes pour être capable de se passer d’un salaire en quittant leur travail pour des raisons philosophiques ?

L’époque des boutiques aquariophiles est révolue et, avec elle, l’essentiel des conseils que le commerçant, aquariophile lui-même, pouvait dispenser aux clients.
Ces conseils avaient au moins deux objectifs: apprendre l’aquariophilie aux clients et le fidéliser. Un commerçant intellectuellement malhonnête était boycotté et fermait rapidement son magasin.

Aujourd’hui, le commerce animalier en général et l’aquariophilie en particulier est devenu le troisième marché mondial, après les armes et la drogue. La petite boutique de quartier qui existait il y a trente ans a disparu pour laisser la place à la grande distribution; les longues discussions riches d’enseignements à la rentabilité et les rapports humains liant des hommes ayant la même passion à l’indifférence.

Mes activités associatives et fédératives m’ont permis de voyager et de visiter de nombreuses animaleries (à l’époque ou la fédération donnait des accréditations aux commerces compétents) et je suis obligé de dire que la très grande majorité n’étaient pas très sérieuse. La faute en incombait la plupart du temps à la direction, le personnel vendeur ne faisant qu’appliquer les directives.

De nombreux vendeurs étaient à leurs débuts investis d’une mission aquariophile et donnaient de très bons conseils. Dommage pour le service comptable, ces conseils aboutissaient souvent à ne pas vendre du matériel inadapté , des plantes non aquariophiles ou des poissons qui seraient assurément morts chez le client pour diverses raisons (paramètres, volume exiguë, incompatibilité …)

Ces vendeurs avaient droit à une remarque de la direction qui ressemblait à un ultimatum : Si tu n’as pas l’esprit de l’enseigne (rentabilité) on devra se séparer de toi. Cela se traduit par : tu rentres de l’argent et tu restes avec nous, tu continues à donner des conseils qui pénalisent la vente et donc le chiffre d’affaire et tu es viré ! Que feriez vous, si vous avez une famille et qu’il est très difficile de retrouver du travail ?

Avec cette politique de vente intensive, exclusivement axée sur la productivité et l’intérêt financier , la qualité des services ne peut pas satisfaire. Ces grandes structures sont généralistes, pluridisciplinaires. Elles peuvent se permettre, sur le court terme, un secteur de vente diminué (animalerie, jardinerie, pépinière, bibelot décoration …) tant que le CA global est bon. Si ce problème est récurent, la faute en incombe à la direction qui sert souvent de fusible car elle doit rendre des comptes à un conseil d’administration qui lui en doit aux actionnaires.

Quelle place et quelle importance a un vendeur dans ce panier de crabes ?


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